VOYAGE A MADAGASCAR JANVIER 2018

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L’équipe EVM

Ce voyage a d’abord été consacré à la famille mais j’ai pu rencontrer et passer du temps avec les membres d’Ecovillage Madagascar (EVM). C’est toujours un grand plaisir d’être avec eux dans ce pays où vivre décemment est un combat quotidien. Malgré les conditions difficiles pour la plupart d’entre eux, j’apprécie leur état d’esprit qui dénote de ce que l’on constate ici la plupart du temps. Les principes que Bill Mollison a laissés à la permaculture : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain et partager équitablement, ne sont pas de vains mots pour eux.

Les membres d’EVM ont une vraie passion pour la terre, ils échangent des graines, des plants, des conseils, des informations… Internet est loin d’être accessible partout et les connexions coûtent cher mais ils trouvent le moyen de s’informer et d’échanger. EVM est maintenant un réseau actif où chaque membre pratique et essaime la permaculture.

Equipe EVM
Une partie de l’équipe EVM
Equipe EVM
L’équipe EVM au travail

 

La Permacantine

J’ai passé quelques jours avec Annie qui conduit le projet de Permacantine à l’école de Betsizaraina. L’année scolaire a été très perturbée. Les écoles ont dû fermer plusieurs semaines à cause de l’épidémie de peste. A peine réouverte en janvier, l’école a dû à nouveau fermer à cause d’une succession de très forts cyclones. J’ai retrouvé les enseignantes et les élèves avec plaisir. Nous leur avons passé le petit film que nous avions tourné l’année dernière. J’aurais aimé que vous entendiez les cris de joies dans la salle chaque fois que les enfants se reconnaissaient à l’écran ! Des yeux brillants, de grands sourires et des applaudissements ont accueilli notre film.

Permacantine
Projection du Film sur la Permacantine
potager permacantine
Dans le premier potager, Dola explique les soins à apporter à la terre.

 

Récoltes

Actuellement le jardin est très vert. Il y a eu les premières récoltes de brèdes (herbes comestibles incontournables dans la cuisine malgache), de haricots et d’aubergine. La cantine n’étant pas encore opérationnelle, ces récoltes ont été vendues pour alimenter la caisse de l’école qui servira pour la cantine. Chaque classe est responsable d’une ou deux buttes de permaculture. Les élèves sèment, plantent, arrosent, enlèvent les mauvaises herbes et font les récoltes. J’ai même assisté à une plantation de pommes de terre très animée et enthousiaste.

butte de permaculture
Plantation des pommes de terre
butte de permaculture
Récolte des Haricots

 

Gestion de l’eau

Un bassin de rétention d’eau, financé par AEVM, a été creusé et colmaté lorsque j’étais sur place. Il servira à recueillir l’eau de pluie venant des toits de l’école et des canaux d’irrigation nouvellement creusés. En ce moment la pluie est abondante mais le défi est d’avoir de l’eau d’arrosage lorsque la saison des pluies cessera.
Les Amis d’Ecovillage Madagascar (AEVM) ont décidé de financer les premiers repas avant que le jardin devienne vraiment autosuffisant. Loin de vouloir encourager la dépendance, nous avons souhaité motiver les parents à continuer à s’investir dans ce projet.

 

bassin de rétention
Finition du bassin de rétention d’eau

Ces populations défavorisées ont des difficultés à se projeter sur le long terme. Nous espérons qu’une fois les premiers repas servis et la cantine en place, tous verront l’utilité de leurs efforts.

Annie et moi sommes allées faire les achats pour le matériel de la cantine : assiettes, cuillères, seaux, cuvettes, braseros…

permacantine
Annie et une institutrice : fournitures pour la cantine

 

La cantine

La cantine sera dotée de braseros à économie d’énergie de l’association ADES. Cette association suisse fabrique sur place, distribue et forme la population à l’utilisation de ces moyens de cuisson très économiques.

La majorité de la population utilise le bois et le charbon de bois pour la cuisine. C’est une catastrophe écologique sur le long terme. L’initiative d’ADES permet de freiner la déforestation qui frappe Madagascar.

limiter la déforestation
braseros à économie d’énergie

 

Membres actifs

Lors de mon voyage, j’ai également visité le site de Dola et Aina, un jeune couple qui cultive un espace en permaculture et vend chaque semaine quelques paniers de légumes bio. La livraison des paniers à Tananarive se fait par bus car leurs clients ne se déplacent pas. Pour Dola et Aina c’est également une façon de sensibiliser les gens à manger sain et autrement. Dola et Aina ont peu de moyens et aident leur fratrie encore scolarisée.

permaculture
Dola

 

permaculture
Dola dans son jardin

Le rêve de Dola est d’avoir un terrain plus grand et bien à lui. Dola encadre également le projet Permacantine.

 

Inquiétude

Le paradoxe, dans ce pays où la majorité de la population est sous le seuil de la pauvreté, est le fait que la malbouffe est de plus en plus présente dans les classes aisées. Les sodas de toutes sortes inondent les rayons de supermarché et les pizza et snacks sont la nourriture préférée des jeunes tananariviens occidentalisés.

L’autre sujet d’inquiétude est l’utilisation de pesticides dans les zones périphériques de Tananarive où leur prix est dérisoire et où certaines communes distribuent gratuitement de l’engrais chimique aux paysans sans leur parler des conséquences de leur utilisation. L’industrie agro-chimique essaie de s’introduire ici aussi par tous les moyens…

 

 

Espoir

Lors de mon voyage, une autre rencontre m’a beaucoup encouragée : celle de Dieudonné, un entrepreneur social et solidaire à Tananarive qui réinvestit tout son bénéfice dans son site. Spécialisé dans l’art du fer forgé, il emploie 200 ouvriers, dont une majorité de femmes, issus de milieux défavorisés. Tous sont logés et nourris sur son site d’un hectare. Ceux qui ne travaillent par le métal, travaillent le jardin en permaculture. Le site est autosuffisant en légumes et fruits.

Ils n’achètent que le riz. Tous les enfants des ouvriers sont scolarisés dans les deux écoles, primaire et secondaire, construites sur le site. Les écoles auto-financées, accueillent également les enfants nécessiteux des alentours. Dieudonné est un bel exemple de ce que beaucoup de Malgaches pourraient accomplir à Mada pour changer le pays…

voir le film réalisé par ARTE

Permaculture
Une partie du jardin de Dieudonné

 

Rêve d’union et de partage

J’ai passé la majorité de mon temps sur le site familial de mon enfance dont je parle dans mon livre. Non loin de la maison de ma grand-mère, j’ai pu me régaler des fruits qu’elle a planté.

Maison Malgache
la maison de ma grand-mère

Ma tante Bu, qui a maintenant 98 ans y habite toujours. Elle aimait le jardinage et respectait la nature. Grâce à la lucidité des anciens nous avons aujourd’hui un magnifique lieu à préserver et à entretenir.

permaculture
rêve d’évolution

Verdoyant, couvert d’arbres, refuge des oiseaux et de la biodiversité, ce lieu dénote avec l’aridité alentours. J’essaie de sensibiliser mes cousins à leur rôle et leur responsabilité de valoriser cet endroit unique. J’espère de tout cœur que nous saurons préserver ce lieu et y préserver l’esprit de nos anciens qui savaient créer et partager l’abondance.

 

Michelle

« Journée des associations » de Cergy septembre 2017

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Pour la première fois, nous participons à la « journée des associations » de Cergy.

La préparation du stand nous a occupé quelques temps

Malgré la pluie, les visiteurs étaient nombreux.

Nous avons eu de très bon contacts, cela nous encourage à être plus présents sur la ville.

Nous allons présenter le film sur la permacantine dans des écoles afin de sensibiliser les enfants à la situation des jeunes malgaches

journée des associations
Nombreux visiteurs intéressés

et par la même occasion, aborder la nécessité de respecter la terre et pourquoi pas les inciter à créer un potager grâce à la permaculture.
Si nous obtenons une salle, nous organiserons un débat public sur Madagascar.

journée des associations
étranges visiteurs 😉