Le riz représente en moyenne 80 % de la nourriture d’un malgache. Cela en dit long

Le riz représente 80% de la nourriture d'un malgache
Le repas du grand père mais aussi du petit fils

sur l’importance de cette denrée à Madagascar.

• Différents types de plantations du riz

Sur les Hauts Plateaux, il est planté de façon traditionnelle dans des rizières

irriguées et en terrasse.

Il est également planté sur brûlis principalement en forêt et sur les zones côtières.

Enfin, au nord-est de Madagascar dans la région du Lac Alaotra, considérée comme le

grenier à riz de Madagascar, il est planté de façon intensive et mécanisée.

• Rizières irriguées traditionnelles

Ces rizières sont le témoin d’un savoir-faire ancestral ramené d’Asie par les premiers

migrants à Madagascar qui forment l’ethnie Merina et occupent les régions des

Hauts-Plateaux.

Afin de s’adapter au relief accidenté des Hauts-Plateaux, les rizières occupent les

Culture du riz en fond de vallée
Rizière en fond de vallée
Rizières-en-terrasse
Rizières en terrasse

creux des vallées et sont construites en terrasses sur les pentes des collines  .

La culture du riz : Pont d'eau sur canal d'irrigation
Pont d’eau sur canal d’irrigation
Culture du riz : canaux et chemins
Canaux et chemins sur les rizières

Un système élaboré de canaux permet de les irriguer lors de la saison des pluies.

 

Dès les premières pluies,la terre est labourée puis travaillée avec des herses artisanales et fertilisée par la bouse de zébu. C’est le

Culture du riz : labour
Labour des rizières avec les zébus

travail des hommes. Avant la plantation des semis, les rizières sont piétinées par les zébus,

Culture du riz : Les semis
Les semis de riz pour repiquage

 

Les semis sont d’abord plantés dans des pépinières et sont ensuite repiqués à la main

dans les rizières inondées au commencement de la saison des pluies. C’est le travail

Culture du riz : le repiquage
Le repiquage du riz

des femmes.

De novembre à mars, les paysans veillent sur leur rizières en enlevant régulièrement

les mauvaises herbes et en surveillant le bon fonctionnement des canaux d’irrigation.

Les récoltent s’échelonnent d’avril à fin mai.

Après la récolte du riz, les rizières sont laissées aux canards, aux oies et

à la pisciculture.

Le travail des rizières sur les Hauts-Plateaux occupe toute la famille et les gros

travaux d’irrigation réunissent les communautés villageoises. Les récoltes et le

battage du riz se faisant également à la main sont source d’entraide importante. La

Culture du riz : la récolte
Récolte du riz
Culture du riz : battage du riz
Le battage du riz

 

 

Culture du riz : séchage du riz
Séchage du riz

culture du riz fait partie de l’identité malgache  .

• Culture du riz sur brûlis

Culture du riz : sur brûlis
Culture sur brûlis

 

Elle se pratique principalement dans les zones boisées. Une parcelle de forêt est

brûlée juste avant la saison des pluies pour y semer le riz. Cette pratique était

adaptée à une population nomade peu nombreuse. Aujourd’hui elle fait des ravages

et contribue à la déforestation au même titre que l’exploitation du bois pour la

fabrication du charbon et que l’extraction massive des bois précieux.

• Culture intensive du riz

Les vastes plaines fertiles du Lac Alaotra ont favorisé la culture intensive du riz avec

l’introduction de machines agricoles. Le constat aujourd’hui est mitigé par de graves

problèmes d’érosion dus à la surexploitation des sols et aux passages de cyclones de

plus en plus dévastateurs.

• Politique agricole alarmante

L’introduction de semences hybrides venant notamment de Chine et l’apport

grandissant de fertilisants chimiques font craindre le pire à l’avenir.

La politique d’importation massive de brisures de riz de très mauvaise qualité pour

nourrir la population casse les prix du marché local et décourage les paysans qui

viennent grossir les populations des bidons villes autour des grandes villes.

• Des solutions existent

L’avenir de la riziculture à Madagascar doit rester entre les mains des paysans qui

ont le savoir-faire nécessaire. Ils peuvent être aidés et formés à des méthodes telles

le SRI, découvert à Madagascar et utilisé à bon escient dans d’autres pays.

L’extension de telles méthodes reviendrait moins cher sur le long terme et

permettrait aux paysans de se réapproprier la terre, nourrir leur peuple et

retrouver leur dignité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.