VOYAGE A MADAGASCAR JANVIER 2018

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L’équipe EVM

Ce voyage a d’abord été consacré à la famille mais j’ai pu rencontrer et passer du temps avec les membres d’Ecovillage Madagascar (EVM). C’est toujours un grand plaisir d’être avec eux dans ce pays où vivre décemment est un combat quotidien. Malgré les conditions difficiles pour la plupart d’entre eux, j’apprécie leur état d’esprit qui dénote de ce que l’on constate ici la plupart du temps. Les principes que Bill Mollison a laissés à la permaculture : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain et partager équitablement, ne sont pas de vains mots pour eux.

Les membres d’EVM ont une vraie passion pour la terre, ils échangent des graines, des plants, des conseils, des informations… Internet est loin d’être accessible partout et les connexions coûtent cher mais ils trouvent le moyen de s’informer et d’échanger. EVM est maintenant un réseau actif où chaque membre pratique et essaime la permaculture.

Equipe EVM
Une partie de l’équipe EVM
Equipe EVM
L’équipe EVM au travail

 

La Permacantine

J’ai passé quelques jours avec Annie qui conduit le projet de Permacantine à l’école de Betsizaraina. L’année scolaire a été très perturbée. Les écoles ont dû fermer plusieurs semaines à cause de l’épidémie de peste. A peine réouverte en janvier, l’école a dû à nouveau fermer à cause d’une succession de très forts cyclones. J’ai retrouvé les enseignantes et les élèves avec plaisir. Nous leur avons passé le petit film que nous avions tourné l’année dernière. J’aurais aimé que vous entendiez les cris de joies dans la salle chaque fois que les enfants se reconnaissaient à l’écran ! Des yeux brillants, de grands sourires et des applaudissements ont accueilli notre film.

Permacantine
Projection du Film sur la Permacantine
potager permacantine
Dans le premier potager, Dola explique les soins à apporter à la terre.

 

Récoltes

Actuellement le jardin est très vert. Il y a eu les premières récoltes de brèdes (herbes comestibles incontournables dans la cuisine malgache), de haricots et d’aubergine. La cantine n’étant pas encore opérationnelle, ces récoltes ont été vendues pour alimenter la caisse de l’école qui servira pour la cantine. Chaque classe est responsable d’une ou deux buttes de permaculture. Les élèves sèment, plantent, arrosent, enlèvent les mauvaises herbes et font les récoltes. J’ai même assisté à une plantation de pommes de terre très animée et enthousiaste.

butte de permaculture
Plantation des pommes de terre
butte de permaculture
Récolte des Haricots

 

Gestion de l’eau

Un bassin de rétention d’eau, financé par AEVM, a été creusé et colmaté lorsque j’étais sur place. Il servira à recueillir l’eau de pluie venant des toits de l’école et des canaux d’irrigation nouvellement creusés. En ce moment la pluie est abondante mais le défi est d’avoir de l’eau d’arrosage lorsque la saison des pluies cessera.
Les Amis d’Ecovillage Madagascar (AEVM) ont décidé de financer les premiers repas avant que le jardin devienne vraiment autosuffisant. Loin de vouloir encourager la dépendance, nous avons souhaité motiver les parents à continuer à s’investir dans ce projet.

 

bassin de rétention
Finition du bassin de rétention d’eau

Ces populations défavorisées ont des difficultés à se projeter sur le long terme. Nous espérons qu’une fois les premiers repas servis et la cantine en place, tous verront l’utilité de leurs efforts.

Annie et moi sommes allées faire les achats pour le matériel de la cantine : assiettes, cuillères, seaux, cuvettes, braseros…

permacantine
Annie et une institutrice : fournitures pour la cantine

 

La cantine

La cantine sera dotée de braseros à économie d’énergie de l’association ADES. Cette association suisse fabrique sur place, distribue et forme la population à l’utilisation de ces moyens de cuisson très économiques.

La majorité de la population utilise le bois et le charbon de bois pour la cuisine. C’est une catastrophe écologique sur le long terme. L’initiative d’ADES permet de freiner la déforestation qui frappe Madagascar.

limiter la déforestation
braseros à économie d’énergie

 

Membres actifs

Lors de mon voyage, j’ai également visité le site de Dola et Aina, un jeune couple qui cultive un espace en permaculture et vend chaque semaine quelques paniers de légumes bio. La livraison des paniers à Tananarive se fait par bus car leurs clients ne se déplacent pas. Pour Dola et Aina c’est également une façon de sensibiliser les gens à manger sain et autrement. Dola et Aina ont peu de moyens et aident leur fratrie encore scolarisée.

permaculture
Dola

 

permaculture
Dola dans son jardin

Le rêve de Dola est d’avoir un terrain plus grand et bien à lui. Dola encadre également le projet Permacantine.

 

Inquiétude

Le paradoxe, dans ce pays où la majorité de la population est sous le seuil de la pauvreté, est le fait que la malbouffe est de plus en plus présente dans les classes aisées. Les sodas de toutes sortes inondent les rayons de supermarché et les pizza et snacks sont la nourriture préférée des jeunes tananariviens occidentalisés.

L’autre sujet d’inquiétude est l’utilisation de pesticides dans les zones périphériques de Tananarive où leur prix est dérisoire et où certaines communes distribuent gratuitement de l’engrais chimique aux paysans sans leur parler des conséquences de leur utilisation. L’industrie agro-chimique essaie de s’introduire ici aussi par tous les moyens…

 

 

Espoir

Lors de mon voyage, une autre rencontre m’a beaucoup encouragée : celle de Dieudonné, un entrepreneur social et solidaire à Tananarive qui réinvestit tout son bénéfice dans son site. Spécialisé dans l’art du fer forgé, il emploie 200 ouvriers, dont une majorité de femmes, issus de milieux défavorisés. Tous sont logés et nourris sur son site d’un hectare. Ceux qui ne travaillent par le métal, travaillent le jardin en permaculture. Le site est autosuffisant en légumes et fruits.

Ils n’achètent que le riz. Tous les enfants des ouvriers sont scolarisés dans les deux écoles, primaire et secondaire, construites sur le site. Les écoles auto-financées, accueillent également les enfants nécessiteux des alentours. Dieudonné est un bel exemple de ce que beaucoup de Malgaches pourraient accomplir à Mada pour changer le pays…

voir le film réalisé par ARTE

Permaculture
Une partie du jardin de Dieudonné

 

Rêve d’union et de partage

J’ai passé la majorité de mon temps sur le site familial de mon enfance dont je parle dans mon livre. Non loin de la maison de ma grand-mère, j’ai pu me régaler des fruits qu’elle a planté.

Maison Malgache
la maison de ma grand-mère

Ma tante Bu, qui a maintenant 98 ans y habite toujours. Elle aimait le jardinage et respectait la nature. Grâce à la lucidité des anciens nous avons aujourd’hui un magnifique lieu à préserver et à entretenir.

permaculture
rêve d’évolution

Verdoyant, couvert d’arbres, refuge des oiseaux et de la biodiversité, ce lieu dénote avec l’aridité alentours. J’essaie de sensibiliser mes cousins à leur rôle et leur responsabilité de valoriser cet endroit unique. J’espère de tout cœur que nous saurons préserver ce lieu et y préserver l’esprit de nos anciens qui savaient créer et partager l’abondance.

 

Michelle

Marché de Noël

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Notre première expérience d’un marché de Noël

Stand des Amis d'Ecovillage Madagascar au marché de Noël de Cergy le Haut
Notre stand au marché de Noël

C’est la deuxième fois que Cergy le Haut organise un marché de Noël qui a eu lieu le samedi 9 décembre.

La préparation par l’équipe municipale a été efficace, toute la logistique bien assurée avec possibilité de prendre un café et se réchauffer dans la maison de quartier. Le tout mené par une équipe sympa et dynamique qui a dû affronter les intempéries bien avant nous.

Nous n’avons cependant pu diffuser l’info que 5 jours avant et le marché de noël de Vauréal se déroulait le même jour

Le temps n’était pas avec nous : neige la nuit précédente et une température qui est passée de 0°C à 1°C dans la journée. Notre stand n’étant pas du côté soleil, avec une légère brise glacée par dessus, l’ambiance n’était pas chaleureuse. Les quelques rares visiteurs ont préféré le côté soleil, mais tous les stands se plaignaient du peu de vente.

Michelle et moi sommes restés de 8h30 à 18h30 dans ce froid avec les relais très bienvenus de Annie, Marie-Claire et Patricia.

Nous devons reconnaître que notre stand n’était pas des plus pertinents. Nous avions quelques pièces d’artisanat malgaches et des babioles données par une association qui a fermé l’an dernier.

Nous pensions faire connaître l’association mais les esprits étaient plus à la consommation qu’aux dons.

Résultat : vente d’une seule petite voiture à 5€.
Heureusement Michelle a pu vendre 22 exemplaires de son livre : « L’Île rouge au pays de ma mère« . Elle laisse 4€ par livre à l’association soit une recette de 90€

Le tout suivi d’une grippe pour Michelle dont j’ai pu profiter la semaine suivante.

Pour rester sur une note positive, cette journée nous a permis d’être visible sur Cergy le Haut et nous comptons bien profiter de ces contacts pour animer des débats à Visage du monde ou dans une autre maison de quartier de la ville.

Nous profitons de cet article pour vous souhaiter une très bonne année en espérant que 2018 sera l’année d’une vraie prise de conscience du problème climatique : l’arrêt du pillage des pays du sud fait partie des solutions. Aidons Madagascar à gérer son eau, planter des forêts et arbres nourriciers afin d’arrêter la désertification, capter le CO2 dont toute la planète a besoin et limiter l’émigration de peuples désespérés vers les pays du nord.

Que Madagascar redevienne le pays verdoyant et prospère qu’il était il y a seulement 50 ans !

L’Ile Rouge, au pays de ma mère

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L'ïle Rouge, au pays de ma mère

L'ïle Rouge, au pays de ma mère

Ce livre est spécialement dédié à tous ceux qui aiment Madagascar. Vous y retrouverez les couleurs et les saveurs de notre île et vous voyagerez à travers les yeux d’une petite fille métisse qui raconte sa mère et sa famille malgaches dans l’Histoire de Madagascar. Un récit rempli d’émotion et d’amour vous convie à un retour aux sources dans ce pays quelquefois méconnu et souvent trop lointain pour les voyageurs pressés. Les coutumes et la douceur de l’âme malgache y sont honorés mais la cruelle réalité d’aujourd’hui ne peut être ignorée et révolte l’auteure. La solution et l’espoir se trouvent pourtant en chacun de nous, dans notre capacité à nous changer nous-même et nous ouvrir à l’autre pour changer le monde. Ce voyage dans « l’Ile Rouge, au pays de ma mère » vous y invite.

Ce livre est disponible en version papier :

https://www.amazon.fr/dp/2956211927

En version numérique :

https://www.amazon.fr/dp/B075S8FD4Z

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/l-ile-rouge-au-pays-de-ma-mere

https://itunes.apple.com/fr/book/l%C3%AEle-rouge-au-pays-de-ma-m%C3%A8re/id1287398538?mt=11

 

 

 

Visite des « Amis d’Ecovillage Madagascar » nov 2015 à Mada

VISITE DES SITES DU RÉSEAU ÉCOVILLAGE MADAGASCAR

La visite commence aussitôt.

Dès notre arrivée, Andry (créateur d’Ecovillage Madagascar) nous informe des rencontres et des formations qui auront lieu pendant notre séjour :

– formation en permaculture sur l’éco-site Antanana Maitso

– visite du site de production d’huiles essentielles à la ferme Nomena

– visite de l’éco-site Soamonona

– visite de l’écovillage de Talata

– visite du site expérimental de Ndao Hivoatra

– visite de la pépinière d’Ambohimanga

– formation en permaculture à Betsizaraina

– visite du futur éco-site de Soamahary

carte des sites
carte des sites visités
Maison d'accueil de l'écovillage à Talata Volonandry
Maison d’accueil de l’écovillage à Talata Volonandry

Ecovillage Madagascar que nous soutenons est d’abord un lieu de formation et de vulgarisation de la permaculture. Nous constatons qu’un réseau important est en train de se former parmi les personnes qui ont participé à ces formations.

Durant notre séjour, nous allons visiter les différents éco-sites initiés par les anciens stagiaires,

Nous allons y rencontrer des personnes motivées qui sont convaincues par la pratique de la permaculture et qui pensent qu’une autre façon de vivre et un autre rapport à la nature peuvent changer la situation à Madagascar. Certains de ces sites ont reçu une contribution financière de notre association Les Amis d’Ecovillage Madagascar grâce à votre contribution

 

 

I, FORMATION EN PERMACULTURE A ANTANANA MAITSO

ANTANANA MAITSO, qui veut dire le village verdoyant, est un site familial en zone péri-urbaine de Tananarive. Harilala, la maman a suivi une formation à l’écovillage de Talata et a souhaité pratiquer la permaculture sur son terrain. Ses deux enfants Herizo et Paula sont très motivés et ont pris les choses en mains. Sur un terrain de près de 800 m² ils ont construit un mandala géant pour cultiver des légumes. De très vieux eucalyptus vont être remplacés par des arbres fruitiers. Un étang pour la pisciculture est en projet,

Mandala
Mandala de buttes permaculture
Spirale d'herbes aromatiques
Spirale d’herbes aromatiques

Les Amis d’Ecovillage Madagascar ont contribué à hauteur de 300 € pour ce site afin d’améliorer la gestion de l’eau.

Cette semaine là, une dizaine de personne ont participé à la formation en permaculture organisée sur ce lieu par Andry. Les stagiaires ont pris part à la mise en place de buttes de permaculture et à la construction d’une spirale d’herbes. Ils ont préparé des semis qui seront mis en terre au début de la saison des pluies imminente. Ils ont également participé à la plantation d’arbres fruitiers.

Groupe de formation
Groupe de formation
Plantation des arbres
Plantation des arbres

 

II, FERME NOMENA (PRODUCTION ARTISANALE D’HUILE ESSENTIELLE)

La Ferme Nomena (Le Don) est à une vingtaine de kilomètres de Tananarive sur la route de Tamatave. Lorsque Lova hérite de la ferme et de plusieurs hectares tout autour, il décide de cultiver des essences endémiques bio pour la fabrication d’huiles essentielles, parmi lesquelles figurent le Ravintsara et le géranium Bourbon L’alambic est de sa fabrication.

Nous avons participé à la récolte, le tri des feuilles et la distillation d’huile essentielle de Ravintsara. Nous avons ramené plusieurs flacon de la fabrication de ce jour là. Il est évident que l’odeur et la puissance de cette huile dépassent de loin les huiles du commerce.

Ravintsara
Ravintsara
Géranium Bourbon
Géranium Bourbon
Lova et son alambic
Lova et son alambic
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Lova pratique également la culture du riz selon la méthode SRI (méthode découverte à Mada et qui permet un rendement élevé, voire plusieurs récoltes de riz par an). La ferme Nomena permet l’emploi de plusieurs familles aux alentours.

La technique

La méthode est souple et s’adapte à plusieurs environnements et milieux. Grosso modo il suffit :

  • de repiquer le riz plus jeune (dès 8 jours),
  • de le repiquer plus espacé,
  • de contrôler l’apport en eau (le riz n’est pas une plante aquatique) et
  • faire une rotation des cultures (par exemple, 3 mois haricots, 3 mois pommes de terre et 6 mois riz).

Outre l’accroissement du rendement,

  • le SRI limite drastiquement la consommation de semences;
  • limite la consommation d’eau et
  • limite les dégagements de gaz à effets de serre.

Il ne nécessite par ailleurs ni engrais chimique, ni OGM … bref: que du bonheur .

Le SRI est diffusé dans plus de 30 pays dans le monde. Le « couvercle » était posé sur cette méthode depuis 20 ans et commence à être levé depuis 3 ans, notamment en raison d’Internet.

Il s’agit de quelque chose d’énorme, qui peut jouer sur l’avenir à court et long terme de millions de gens.

Vue sur plantations et rizières
Vue sur plantations et rizières

 

III, VISITE DE L’ECO-SITE DE SOAMONONA

Jean-Jacques Rajaofera a également été formé à Ecovillage Madagascar et a aménagé une partie de son terrain en permaculture. Les buttes servent surtout aux cultures vivrières. Les récoltes sont déjà abondantes.

Les Amis d’Ecovillage Madagascar ont financé une pompe à eau ainsi que la mise en place du système d’irrigation pour un montant de 300 €.

Ce site, à une quinzaine de kilomètres de Tananarive, sert de lieu de formation et d’expérimentation de la permaculture.

VISITE DE L'ECO-SITE DE SOAMONONA
Buttes de permaculture
VISITE DE L'ECO-SITE DE SOAMONONA
Pompe

IV, RETOUR A L’ECOVILLAGE DE TALATA

Nous avons été heureux de retrouver l’Ecovillage de Talata. Tout est verdoyant malgré la fin de la saison sèche. Les arbres que nous avons plantés l’année dernière ont grandi. Certains plants atteignent déjà 1 mètre de hauteur.

visite d'Ecovillage Madagascar
Salle de Formation & Maison d’accueil
visite d'Ecovillage Madagascar
Jardin et arbres fruitiers

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visite d'Ecovillage Madagascar
Potager

Célestin et sa famille nous ont accueilli avec grand plaisir. Les enfants ont grandi.

Nous saluons leur ténacité et leur conviction car à ce jour les autres familles qui ont essayé de s’installer ne sont pas restées.

L’Ecovillage de Talata connaît un gros problème de voisinage qui dissuade les nouveaux arrivants. La situation est due à l’opacité du foncier à Mada. Des voisins installés de longue date, empiètent sur les terres de l’écovillage sans toutefois vouloir prendre part au projet et font pression sur les familles qui veulent s’installer. Cette situation est en cours de règlement.

visite d'Ecovillage Madagascar
Bassins pisciculture
visite d'Ecovillage Madagascar
Enfants au potager
visite d'Ecovillage Madagascar
Enfants au potager

A ce jour ce site de 6 hectares avec 3 habitations, une salle de formation et un lieu d’accueil pour les visiteurs reste sous occupé. Il sert toujours de lieu de formation et de vitrine pour la permaculture mais n’a pas encore atteint sa vocation d’écovillage.

Ce site est néanmoins à l’origine du réseau Ecovillage Madagascar et a permis de fédérer plusieurs personnes convaincues de la pertinence de la permaculture à Madagascar.

V. SITE EXPERIMENTALE « N’DAO HIVOATRA »

N’dao Hivoatra (Pour le Changement Ensemble) est un site de 12 km² situé à une vingtaine de kilomètres au nord ouest de Talata et à une cinquantaine de kilomètres de la capitale. Il couvre le bassin versant d’un fleuve important dans cette région et regroupe 3 gros villages.

Cet ambitieux projet découle de l’expérience de l’Ecovillage de Talata.

Andry et 3 ingénieurs agronomes acquis à la permaculture pilotent ce site à l’aide de fonds de extérieurs notamment de FTA (Farming Technology for Africa)

Il consiste à fédérer les villageois autour des concepts de la permaculture avec la construction de canaux d’irrigation pour retenir l’eau de pluie et la plantation d’arbres à essences multiples et endémiques le long de ces canaux. Pour information la culture de l’eucalyptus a été introduite par la colonisation et très pratiquée depuis au détriment d’arbres plus utiles. L’eucalyptus appauvrit et assèche les sols et n’est pas favorable à l’agro-forestrie. Certes, ayant une pousse rapide il sert de bois de combustible bon marché mais favorise également les feux de brousse et la désertification.

Visite du site expérimental de "N'DAO HIVOATRA"
Vue d’ensemble du site
Visite du site expérimental de "N'DAO HIVOATRA"
Village
Visite du site expérimental de "N'DAO HIVOATRA"
Canaux de rétention d’eau
Visite du site expérimental de "N'DAO HIVOATRA"
Buttes de permaculture
Visite du site expérimental de "N'DAO HIVOATRA"
Buttes de permaculture
Visite du site expérimental de "N'DAO HIVOATRA"
Buttes de permaculture

Le projet N’dao Hivoatra montre également l’utilité des cultures vivrières en buttes autour des habitations pour l’auto-suffisance et une diversification alimentaire des paysans.

C’est un travail de longue haleine dans cette région qui vit de la monoculture du riz et des oignons vendus sur les marchés de la capitale avec un appauvrissement de la population qui a oublié l’autosuffisance alimentaire.

C’est également une région dévastée par les feux de brousses et qui est train de se désertifier alors que la situation géographique et climatique est très favorable et pourrait en faire une zone fertile et riche.

VI. VISITE DE LA PEPINIERE A AMBOHIMANGA

 

Sur le chemin du retour, nous avons visité la pépinière qui sert à reboiser tous les sites du réseau Ecovillage Madagascar.

Il y a ici une grande variété d’arbres : espèces endémiques,  des légumineuses comme l’acacia ou le mimosa qui améliorerons la terre.

A ce stades, les arbres requirent beaucoup de soins

visite de la pépinière
Pépinière

VIII. FUTUR ECO-SITE DE SOAMAHARY

Judicaël est ingénieur agronome et travaille notamment sur le projet N’dao Hivoatra. (sa page Facebook)

Avec son épouse Hanitra, ils souhaitent une vie différente pour leur famille, plus près de la nature et avec des valeurs de partage. Tous les deux mettent en place l’éco-site SOAMAHARY (l’abondance qui nous nourrit) sur le terrain des parents de Hanitra qui sont également sensibilisés à la démarche. Plusieurs buttes sont déjà en place et ils veulent améliorer les bassins de pisciculture existants.

Judicaël souhaite ouvrir son site à des universitaires et d’autres personnes à priori très éloignés des concepts de la permaculture afin de leur montrer qu’autre chose est possible et peut contribuer à une vie meilleure et plus épanouissante.

Les Amis d’Ecovilage Madagascar contribue à hauteur de 350 € pour la mise en place d’une pompe à eau électrique et d’un système d’irrigation pour l’arrosage goutte-à-goutte durant la saison sèche.

Pour information la saison sèche dure de mai à fin octobre et elle tend à s’allonger à cause du réchauffement climatique. On ne peut concevoir une agriculture durable dans ce pays sans une gestion intelligente de l’eau.

L’éco-site SOAMAHARY est situé à proximité d’Ivato (l’aéroport principal de Mada).

visite chez Judicaël
Judicaël Hanitra et leur fille
visite chez Judicaël
Judicaël et sa fille

VOYAGE DANS LE NORD DE MADAGASCAR

Par intérêt personnel et afin mieux appréhender la situation globale à Madagascar, nous avons souhaité visiter le nord de l’Ile.

Nous avons donc fait par la route les quelques 1000 kilomètres qui séparent Diégo Suarez à l’extrème nord, de Tananarive.

La route s’est faite en 3 étapes assez éprouvantes. Nous sommes loin des autoroutes européennes.

Dans le nord nous avons constaté le ravage du tourisme sur la population.

 

Les petites îles paradisiaques comme Nosy Be attirent les étrangers de toutes sortes et avec eux le tourisme sexuel, l’argent facile et une mentalité d’opportunisme. Vous êtes accueilli à la mesure de l’argent que vous apportez.

Diégo Suarez, ancienne base militaire française vit dans la nostalgie d’une époque révolue au milieu des ruines des bâtiments coloniaux. Une partie de la population n’a apparemment toujours pas tourné la page et semble attendre le retour hypothétique d’un passé qui ne reviendra pas et qui les empêchent de voir les possibilités du futur.

Visite du nord de Madagascar
Flamboyant
Visite du nord de Madagascar
La plage

Heureusement qu’après la pointe nord, nous avons visités la forêt primaire de la réserve de la Montagne d’Ambre. C’est toujours un bonheur de respirer la forêt tropicale, d’écouter les bruits insolites de toutes parts, d’admirer la végétation dans sa splendeur.

Nous avons eu la chance rare de tomber sur 2 groupes de lémuriens en plein petit-déjeuner : des Coronatis et des Sylvis Sanford. Ils étaient au moins une vingtaine à jouer d’arbre en arbre. Le plus hardi est même venu s’asseoir un moment sur une branche au dessus de nous pour nous examiner de près.

visite de la forêt primaire
forêt primaire
visite de la forêt primaire
forêt primaire
visite de la forêt primaire
forêt primaire
visite des Lémuriens
Lémurien Coronatis

Plus au sud de la réserve, s’étend une région très fertile, le Sambirano. On y cultive le cacao, la vanille, le café, le poivre, l’ylang ylang….

Vanille
Vanille
Café
Café
Cacao
Cacao

C’est la région des grandes exploitations agricoles. Personnellement j’ai toujours une réflexion mitigée concernant ces exploitations. Certes elles offrent du travail à la population mais à quelles conditions ?…… Les plus gros bénéficiaires sont les propriétaires terriens et les exportateurs.

N’oublions pas que ces exploitations, souvent en monoculture, ont été créées à l’époque de la colonisation et ont installé la dépendance des pays du sud vis à vis du marché mondial.

De nos jours les matières premières agricoles ont un cours dérisoire à la merci des fluctuations de tous ordres. En plus d’avoir créer la dépendance, ces modes de cultures souvent intensives ont éradiqué le savoir-faire ancestral et détourné les paysans d’une agriculture de subsistance.

Les paysans sont devenus des ouvriers agricoles et doivent acheter la nourriture de leur famille avec leur petit salaire souvent insuffisant.

Tampoketsa

Entre la région du Sambirano et Tananarive s’étendent près de 400 kilomètres de collines couvertes de savane aride. C’est le Tampoketsa. Dans le creux des collines on peut encore apercevoir des îlots de verdure et un reste de forêt primaire. Il est difficile de croire que toutes ces collines ont été couvertes de forêt. Des centaines d’années de feux de brousse et d’érosion laissent un no man’s land désolant. Quelques courageux essaient de reboiser ici et là et d’autres brûlent par derrière.

Nous avons vu des arbres calcinés encore fumants et des parcelles en train de brûler.

visite du Tampoketsa
Tampoketsa

C’est une situation incompréhensible. Qui sont les auteurs de ces feux ? Personne ne le sait et personne ne le dira. Pourquoi continue-t-on à brûler malgré quelques tentatives d’interdiction venant des autorités ? Personne ne sait…

On avance la thèse de la culture sur brûlis mais cela ne touche d’une infime partie des terres. On ne cultive pas sur des milliers d’hectares. On dit que c’est pour faire paître les zébus. Certes on rencontre quelques troupeaux de zébus mais par rapport à la surface disponible ils sont peu nombreux. On raconte également que ce sont les mécontents de tous bords par vengeance, opposition politique, ou contre les propriétaires terriens…

 

Cela interroge et fait mal de voir ces terres sacrifiées et meurtries. Quel contraste avec la richesse de la biodiversité en forêt primaire. Comment faire pour sensibiliser les populations et surtout alerter les nouvelles générations ? En brûlant leur terre c’est à eux-même qu’ils font du tort. Il y a un gros problème d’information et de sensibilisation à faire à Madagascar. Il a beaucoup à faire……

C’est la raison pour laquelle nous soutenons un projet comme Ecovillage Madagascar même si cela semble dérisoire devant la tâche à accomplir. N’oublions pas le colibri et comment il peut être porteur d’espoir et de changement.

Les images qui resteront avec nous de ce voyage seront celles des belles rencontres faîtes dans le réseau d’Ecovillage Madagascar. C’est très encourageant de voir ces personnes qui croient en l’avenir et qui se donnent les moyens de changer les choses. « Ne doutons jamais que le changement viendra d’un petit nombre de personnes déterminées » disait Margaret Mead.

Les Amis d’Ecovillage Madagascar continuent à se mobiliser afin de soutenir ce beau projet et être aux côtés de ceux qui font avancer les choses dans ce pays où chaque changement est au prix de beaucoup d’efforts et de conviction.

Nous avons fait don d’une « grelinette » qui sera utilisée sur tous les sites.

Grelinette1

Grelinette2

Grelinette3

 

PS : Pour ce voyage, aucun frais n’est imputé à l’association.

Ecovillage Madagascar formation du 28, 29 Septembre 2015

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Deux jours de formation sur l’éco-site Soamonina, Ambohimanga.

Les deux journées de formation pratique en Permaculture se sont déroulées avec beaucoup d’enthousiasme et pas mal de découvertes surprises les 28 et 29 Septembre 2015 à l’éco-site Soamonina, Ambohimanga.

D’abord au niveau de la participation: pour une formation pratique sur un site de 1400m², il y a eu la participation d’environ 25 personnes dont plusieurs paysans.

Des associations telles que Mamelasoa ont gracieusement sponsorisés leurs membres pour bénéficier de cette formation pratique. Les fondateurs de l’Ecovillage Tsaratanana ont également participés à cette rencontre très technique et pratique qui a permis d’échanger différentes approches et connaissances.

Le déroulement de la formation a été assez mouvementé et adaptif compte tenu du nombre de packages qui étaient programmés dans la formation et le nombre relativement élevé de participants.

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Le groupe de formation

Ainsi des groupes ont été formés pour permettre à tous de comprendre avec détail les différents packages.
De la préparation des substrats pour le semis jusqu’au système de récolte intelligent en passant par la création des buttes, des compostières, des germoirs, les serres, l’irrigation goutte à goutte … tout a été survolé durant les 2 journées de la formation.

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Les ateliers pratiques

Il va de soit que les 2 journées n’ont pas suffis pour approfondir et finaliser tout. Mais tout au moins, les participants ont eu idée des quelques techniques intelligentes utilisées en Permaculture et surtout du pourquoi de leur mise en application afin d’améliorer la qualité et la durabilité des systèmes de production.

Plusieurs techniques utilisées en Permaculture ont été transmises aux participants de la formation du 28, 29 Septembre.

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Fabrication d’un tamis

Le tamis est un outil indispensable pour la préparation des substrats pour les semis et les germoirs.

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Fabrication d’une serre

La serre est un autre dispositif important dans un site permacultural surtout en hiver. Ici, un groupe de travail discute comment assurer la durabilité et l’étanchéité de la petite serre

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préparation du substrat

Préparation de la terre (substrat) utilisée pour les semis et pour les germoirs. De petits détails qui améliorent sensiblement la levée et la qualité des semis

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germoirs

L’utilisation des germoirs comme transit temporaire des plantes est stratégique en Permaculture

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Planification des semis

Programmation et organisation des semis pour assurer une Perma – culture (culture continue et permanente)

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Préparation d’une butte

La préparation des buttes de culture, terre surélevées couvrant des matériaux assurant la fertilité du sol durant plusieurs années.

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ombrière

L’ombrière est essentielle pour protéger les plantules entre leur phase de germination et leur repiquage

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compostière

La fabrication de la compostière pour assurer la production du composte tout au long de l’année.

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Transplantation des végétaux

Repiquage des plantules dans les buttes

 

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spirale d’herbes aromatiques

Simulation de la fabrication d’une spirale d’herbe.

 

 

 

 

 

 

Nouveau site d’un stagiaire en permaculture

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Jacques Rajaofera a suivi une formation sur le site de Talata et a décidé d’appliquer les principes de la permaculture sur son terrain  de mille m²« Soamanina » à Ambohimanga.

Voici son projet :
-Montrer aux paysans qu’il y a d’autres façons de faire de l’agriculture pour améliorer l’autosuffisance alimentaire

-Démontrer l’intérêt de développer et  vulgariser la permaculture dans le contexte environnemental actuel à Madagascar (Ecoles, universités, Ingénieurs et  techniciens,  environnementalistes, autorités administratives et politiques…)
-Apporter des éléments de solution aux problèmes touchant, la biodiversité et l’écosystème, la socio économie et l’homme en général.

Les Amis d’Ecovillage Madagascar ont financé les travaux de gestion de l’eau : creusement d’un puits et des canaux de rétention d’eau

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Puits avec pompe

Jacques a fait creusé un puits de 8m environ qui permettra d’arroser les cultures en goutte à goutte

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Réalisation de buttes protégées du soleil par du mulch

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Utilisation du goutte à goutte apporté par les amis d’écovillage Madagascar

 

 

 

 

 

Un des premiers sites démarré par un élève de l’Ecovillage Madagascar

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Christian FILIBERTO s’est lancé dans l’aventure et nous a communiqué son parcours :

Préambule

Quand je suis arrivé à Madagascar, j’ai passé trois semaines dans le Sud à Tuléar puis trois mois dans une famille dont le père est militaire.

Dans ce logement de fonction, il y a l’eau au robinet, douche et toilettes à l’intérieur et l’électricité.

Puis, en quête d’indépendance et d’autonomie, mon épouse et moi, avons déménagé 2 fois en 9 mois

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pour nous poser à Andavadompy, chercher et enfin trouver un terrain de 80 ares à Fiakarana qui deviendra le lieu du projet MADA GASY BIO et j’espère que d’autres lieux suivront.

Je découvre ce que mes parents et grands-parents ont connu et ce que vit au quotidien la grande majorité des malgaches, c’est-à-dire puiser l’eau au puits, avoir la douche et les toilettes à l’extérieur, s’éclairer à la bougie ou à la lampe à pétrole et préparer les repas sur le réchaud à charbon de bois.

 

Une « vie spartiate » pourrait dire certaine personne.

 

Mais je m’habitue à cette simplicité et authenticité.

Chapitre 1

Le terrain se trouve à 45 minutes à pieds du lieu d’habitation. Je m’y rends 5 à 6 fois par semaine avec 1 ou 2 manœuvres qui m’aident beaucoup.

C’est un havre de paix où cohabitent le calme, la tranquillité et la beauté de la Nature. J’y puise la sérénité.

Le 1er coup de pioche a été donné le 8 février 2015.

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Dans un premier temps, nous, avec Claude et Dolin, avons creusé 2 tranchées de 38,60 m et 44,50 m, largeur de 0,50 m et hauteur de 0,80 m et 1 m. Ces tranchées parallèles à la pente retiendront l’eau pendant la saison des pluies (d’octobre à mars). Cette eau s’infiltrant petit à petit dans le sol, alimentera la source au-dessus de laquelle sera creusé le puits.

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Christian FILIBERTO

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Le 25/02 une forte pluie a rempli la 1ère tranchée qui s’est déversée dans la 2ème. L’eau s’est infiltrée dans le sol jusqu’au 27.

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Sur les buttes de terre d’extraction, j’ai semé des haricots et des pois et replanté des consoudes. Ils retiennent l’azote de l’air et le stockent dans le sol. Ces oléagineux permettront la plantation des fruitiers qui puiseront l’azote du sol.

 

Ces graines ont été semées avec un apport de crottin de bœufs, ramassé dans les champs, puis paillées à la saison sèche (avril à septembre) pour préserver l’humidité des arrosages hebdomadaires.

 

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Chapitre 2

Dans le projet MADA GASY BIO est inscrit l’élevage. Un des premiers sera celui des canards et des oies. Ces palmipèdes ont besoin de s’ébrouer.

La mare aux canards fait 7m de diamètre et une profondeur de 0,70 à 1,50m, avec en son centre un îlet de 2m de diamètre où les canards pourront plonger, se reposer et se faire sécher au soleil. Nous l’avons creusé en 3 jours.

 

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Chapitre 3

Pour alimenter en eau cette mare, j’ai fait creuser une tranchée qui descend en biais sur la pente du terrain. Elle fait 15 m de long, 0,50 m de large et 0,80 m de profondeur.

 

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Chapitre 4

Les semis et plantations se font en suivant le calendrier lunaire qui a fait ses preuves autant dans l’hémisphère Nord que Sud.

En lune montante, je sème, greffe, je récolte les fruits, les légumes fruits et les légumes feuilles.

En lune descendante, je tonds, plante, bouture, je récolte les légumes à racines, je travaille la terre, je taille les arbres et les plantes.

Je suis aussi les jours favorables aux racines (ail, betterave, carotte, céleri rave, échalote, endive, navet, oignon, pomme de terre, radis, salsifis, manioc, tarot, patate douce, igname…) ;

 

 

favorables aux fruits et graines (noisette, châtaigne, tomate, pois, aubergine, concombre, courge, fève, fraise, framboise, haricot, melon, piment, potimarron, courgette, arbres fruitiers…) ; favorables aux fleurs (artichaut, brocoli, chou-fleur, fleurs, arbres, arbustes, buissons, aromatiques à fleurs…) ; favorables aux feuilles (gazon, arbustes, haies sans fleur, persil, salade, choux, céleri branche, épinard, oseille, aromatiques à feuillage…).

Dans ce calendrier, pendant l’apogée ; le périgée et les nœuds lunaires, il est conseillé de ne pas jardiner. C’est le repos du jardinier.

 

 

Calendrier lunaire du mois de juin 2015

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Chapitre 5

Les « vazah » (étrangers) ou les malgaches de la classe moyenne ou supérieure délimitent leur propriété par des murs en briques, recouverts ou pas par du mortier. Je trouve que ces clôtures sont inesthétiques et gâchent la beauté des paysages de la campagne.

En conséquence, j’ai décidé de faire une haie vive autour du terrain. Cette clôture naturelle sera composée d’épineux et d’acacia. C’est par section de 15 à 30 m de long, 0,40 de large et 0,40 m de profondeur que Stéphane et moi avons prolongé chaque jour sur les ¾ du périmètre du terrain.

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La saison sèche rend la terre très dure ce qui ralentit la progression du creusement des tranchées.

Le 19 juin 2015, j’ai planté 344 boutures d’épineux (lune descendante et jour feuille) en épandant des sabots de bœufs concassés au fond de la tranchée, puis une couche de paille, une de terre, du crottin de bœuf, de la terre, de la paille et de nouveau du crottin à la fin de la plantation. Les boutures sont espacées de 15 cm.

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Chapitre 6

Avant de commencer les travaux de construction, le plus important est l’eau.

La veille du début des travaux, le puisatier est venu repérer l’emplacement du puits. Il nous a assuré qu’une source souterraine permettra d’avoir de l’eau jusqu’au cou durant toute l’année.

Le 1er jour, en notre présence, il a présenté son travail aux ancêtres disparus et versé un peu de rhum à l’emplacement du futur puits. Il a bu le reste avec son manœuvre.

En trois jours, le puits était creusé. 600 briques cuites « vila » ont été posées au fond et scellées sur la partie supérieure avec de la terre mélangée à de l’eau, en guise de mortier, comme c’est la tradition ici pour la construction des murs et des bâtiments. Un enduit au mortier a été fait sur la partie émergente du puits et une trappe a été installée et cadenassée.

 

 

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Puis Stéphane et moi avons fait la finition en plaçant 500 briques qui joignent la partie du bas à celle du haut.

Ensuite, nous l’avons vidé, curé et déposé une couche de charbon de bois, une de gravillon et enfin, une de sable pour filtrer l’eau afin de pouvoir la boire. Le puits a 6m de profondeur et 1 m de diamètre.

La prochaine étape sera la construction d’une case autour du puits.
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Travail de finition avec la pose de 500 briques pour joindre la partie basse à celle du haut

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Enfin, la sortie à l’air libre !

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Depuis que je pratique l’agriculture bio, je mélange avec le crottin et le compost de la corne (corne et ongle de bovidé, ovidé).

Elle nourrit la terre pendant 30 ans.

Renseignements pris, j’ai trouvé sur le marché des sabots de bœufs.

Après avoir été exposés au soleil pendant deux jours pour les sécher, ils sont concassés en petits morceaux.

On ne trouve pas de cornes sur le marché car elles sont utilisées pour l’art malgache qui les transforme en bijoux ou en objets de décoration.

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Le ciseau à bois et le marteau sont les outils pour réduire en morceau les sabots très durs

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