Festival culturel Malgache du 9 juin à Paris

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Bonjour à tous,

Nous participons cette année au FESTIVAL CULTUREL MALGACHE qui aura lieu au Carrefour des Associations Parisiennes 181 avenue Daumesnil Paris 12è (métro Daumesnil) le 9 juin de 10h à 17h30

Ce festival est initié par l’association Malgache TSIMOKA qui a une antenne à Argenteuil.

A cette occasion, nous présenterons le film sur la permacantine ainsi qu’un autre sur son évolution.

Ces projections seront suivies d’un débat sur l’intérêt d’utiliser la permaculture à Madagascar.

Vous pouvez venir nous donner un coup de main ou tout simplement passer nous rendre visite.

Vous aurez aussi l’occasion de découvrir le travail d’autres associations et de mieux connaître les Malgaches à travers leur culture, artisanat, musique et cuisine.

VOYAGE A MADAGASCAR JANVIER 2018

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L’équipe EVM

Ce voyage a d’abord été consacré à la famille mais j’ai pu rencontrer et passer du temps avec les membres d’Ecovillage Madagascar (EVM). C’est toujours un grand plaisir d’être avec eux dans ce pays où vivre décemment est un combat quotidien. Malgré les conditions difficiles pour la plupart d’entre eux, j’apprécie leur état d’esprit qui dénote de ce que l’on constate ici la plupart du temps. Les principes que Bill Mollison a laissés à la permaculture : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain et partager équitablement, ne sont pas de vains mots pour eux.

Les membres d’EVM ont une vraie passion pour la terre, ils échangent des graines, des plants, des conseils, des informations… Internet est loin d’être accessible partout et les connexions coûtent cher mais ils trouvent le moyen de s’informer et d’échanger. EVM est maintenant un réseau actif où chaque membre pratique et essaime la permaculture.

Equipe EVM
Une partie de l’équipe EVM
Equipe EVM
L’équipe EVM au travail

 

La Permacantine

J’ai passé quelques jours avec Annie qui conduit le projet de Permacantine à l’école de Betsizaraina. L’année scolaire a été très perturbée. Les écoles ont dû fermer plusieurs semaines à cause de l’épidémie de peste. A peine réouverte en janvier, l’école a dû à nouveau fermer à cause d’une succession de très forts cyclones. J’ai retrouvé les enseignantes et les élèves avec plaisir. Nous leur avons passé le petit film que nous avions tourné l’année dernière. J’aurais aimé que vous entendiez les cris de joies dans la salle chaque fois que les enfants se reconnaissaient à l’écran ! Des yeux brillants, de grands sourires et des applaudissements ont accueilli notre film.

Permacantine
Projection du Film sur la Permacantine
potager permacantine
Dans le premier potager, Dola explique les soins à apporter à la terre.

 

Récoltes

Actuellement le jardin est très vert. Il y a eu les premières récoltes de brèdes (herbes comestibles incontournables dans la cuisine malgache), de haricots et d’aubergine. La cantine n’étant pas encore opérationnelle, ces récoltes ont été vendues pour alimenter la caisse de l’école qui servira pour la cantine. Chaque classe est responsable d’une ou deux buttes de permaculture. Les élèves sèment, plantent, arrosent, enlèvent les mauvaises herbes et font les récoltes. J’ai même assisté à une plantation de pommes de terre très animée et enthousiaste.

butte de permaculture
Plantation des pommes de terre
butte de permaculture
Récolte des Haricots

 

Gestion de l’eau

Un bassin de rétention d’eau, financé par AEVM, a été creusé et colmaté lorsque j’étais sur place. Il servira à recueillir l’eau de pluie venant des toits de l’école et des canaux d’irrigation nouvellement creusés. En ce moment la pluie est abondante mais le défi est d’avoir de l’eau d’arrosage lorsque la saison des pluies cessera.
Les Amis d’Ecovillage Madagascar (AEVM) ont décidé de financer les premiers repas avant que le jardin devienne vraiment autosuffisant. Loin de vouloir encourager la dépendance, nous avons souhaité motiver les parents à continuer à s’investir dans ce projet.

 

bassin de rétention
Finition du bassin de rétention d’eau

Ces populations défavorisées ont des difficultés à se projeter sur le long terme. Nous espérons qu’une fois les premiers repas servis et la cantine en place, tous verront l’utilité de leurs efforts.

Annie et moi sommes allées faire les achats pour le matériel de la cantine : assiettes, cuillères, seaux, cuvettes, braseros…

permacantine
Annie et une institutrice : fournitures pour la cantine

 

La cantine

La cantine sera dotée de braseros à économie d’énergie de l’association ADES. Cette association suisse fabrique sur place, distribue et forme la population à l’utilisation de ces moyens de cuisson très économiques.

La majorité de la population utilise le bois et le charbon de bois pour la cuisine. C’est une catastrophe écologique sur le long terme. L’initiative d’ADES permet de freiner la déforestation qui frappe Madagascar.

limiter la déforestation
braseros à économie d’énergie

 

Membres actifs

Lors de mon voyage, j’ai également visité le site de Dola et Aina, un jeune couple qui cultive un espace en permaculture et vend chaque semaine quelques paniers de légumes bio. La livraison des paniers à Tananarive se fait par bus car leurs clients ne se déplacent pas. Pour Dola et Aina c’est également une façon de sensibiliser les gens à manger sain et autrement. Dola et Aina ont peu de moyens et aident leur fratrie encore scolarisée.

permaculture
Dola

 

permaculture
Dola dans son jardin

Le rêve de Dola est d’avoir un terrain plus grand et bien à lui. Dola encadre également le projet Permacantine.

 

Inquiétude

Le paradoxe, dans ce pays où la majorité de la population est sous le seuil de la pauvreté, est le fait que la malbouffe est de plus en plus présente dans les classes aisées. Les sodas de toutes sortes inondent les rayons de supermarché et les pizza et snacks sont la nourriture préférée des jeunes tananariviens occidentalisés.

L’autre sujet d’inquiétude est l’utilisation de pesticides dans les zones périphériques de Tananarive où leur prix est dérisoire et où certaines communes distribuent gratuitement de l’engrais chimique aux paysans sans leur parler des conséquences de leur utilisation. L’industrie agro-chimique essaie de s’introduire ici aussi par tous les moyens…

 

 

Espoir

Lors de mon voyage, une autre rencontre m’a beaucoup encouragée : celle de Dieudonné, un entrepreneur social et solidaire à Tananarive qui réinvestit tout son bénéfice dans son site. Spécialisé dans l’art du fer forgé, il emploie 200 ouvriers, dont une majorité de femmes, issus de milieux défavorisés. Tous sont logés et nourris sur son site d’un hectare. Ceux qui ne travaillent par le métal, travaillent le jardin en permaculture. Le site est autosuffisant en légumes et fruits.

Ils n’achètent que le riz. Tous les enfants des ouvriers sont scolarisés dans les deux écoles, primaire et secondaire, construites sur le site. Les écoles auto-financées, accueillent également les enfants nécessiteux des alentours. Dieudonné est un bel exemple de ce que beaucoup de Malgaches pourraient accomplir à Mada pour changer le pays…

voir le film réalisé par ARTE

Permaculture
Une partie du jardin de Dieudonné

 

Rêve d’union et de partage

J’ai passé la majorité de mon temps sur le site familial de mon enfance dont je parle dans mon livre. Non loin de la maison de ma grand-mère, j’ai pu me régaler des fruits qu’elle a planté.

Maison Malgache
la maison de ma grand-mère

Ma tante Bu, qui a maintenant 98 ans y habite toujours. Elle aimait le jardinage et respectait la nature. Grâce à la lucidité des anciens nous avons aujourd’hui un magnifique lieu à préserver et à entretenir.

permaculture
rêve d’évolution

Verdoyant, couvert d’arbres, refuge des oiseaux et de la biodiversité, ce lieu dénote avec l’aridité alentours. J’essaie de sensibiliser mes cousins à leur rôle et leur responsabilité de valoriser cet endroit unique. J’espère de tout cœur que nous saurons préserver ce lieu et y préserver l’esprit de nos anciens qui savaient créer et partager l’abondance.

 

Michelle

Marché de Noël

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Notre première expérience d’un marché de Noël

Stand des Amis d'Ecovillage Madagascar au marché de Noël de Cergy le Haut
Notre stand au marché de Noël

C’est la deuxième fois que Cergy le Haut organise un marché de Noël qui a eu lieu le samedi 9 décembre.

La préparation par l’équipe municipale a été efficace, toute la logistique bien assurée avec possibilité de prendre un café et se réchauffer dans la maison de quartier. Le tout mené par une équipe sympa et dynamique qui a dû affronter les intempéries bien avant nous.

Nous n’avons cependant pu diffuser l’info que 5 jours avant et le marché de noël de Vauréal se déroulait le même jour

Le temps n’était pas avec nous : neige la nuit précédente et une température qui est passée de 0°C à 1°C dans la journée. Notre stand n’étant pas du côté soleil, avec une légère brise glacée par dessus, l’ambiance n’était pas chaleureuse. Les quelques rares visiteurs ont préféré le côté soleil, mais tous les stands se plaignaient du peu de vente.

Michelle et moi sommes restés de 8h30 à 18h30 dans ce froid avec les relais très bienvenus de Annie, Marie-Claire et Patricia.

Nous devons reconnaître que notre stand n’était pas des plus pertinents. Nous avions quelques pièces d’artisanat malgaches et des babioles données par une association qui a fermé l’an dernier.

Nous pensions faire connaître l’association mais les esprits étaient plus à la consommation qu’aux dons.

Résultat : vente d’une seule petite voiture à 5€.
Heureusement Michelle a pu vendre 22 exemplaires de son livre : « L’Île rouge au pays de ma mère« . Elle laisse 4€ par livre à l’association soit une recette de 90€

Le tout suivi d’une grippe pour Michelle dont j’ai pu profiter la semaine suivante.

Pour rester sur une note positive, cette journée nous a permis d’être visible sur Cergy le Haut et nous comptons bien profiter de ces contacts pour animer des débats à Visage du monde ou dans une autre maison de quartier de la ville.

Nous profitons de cet article pour vous souhaiter une très bonne année en espérant que 2018 sera l’année d’une vraie prise de conscience du problème climatique : l’arrêt du pillage des pays du sud fait partie des solutions. Aidons Madagascar à gérer son eau, planter des forêts et arbres nourriciers afin d’arrêter la désertification, capter le CO2 dont toute la planète a besoin et limiter l’émigration de peuples désespérés vers les pays du nord.

Que Madagascar redevienne le pays verdoyant et prospère qu’il était il y a seulement 50 ans !

« Journée des associations » de Cergy septembre 2017

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Pour la première fois, nous participons à la « journée des associations » de Cergy.

La préparation du stand nous a occupé quelques temps

Malgré la pluie, les visiteurs étaient nombreux.

Nous avons eu de très bon contacts, cela nous encourage à être plus présents sur la ville.

Nous allons présenter le film sur la permacantine dans des écoles afin de sensibiliser les enfants à la situation des jeunes malgaches

journée des associations
Nombreux visiteurs intéressés

et par la même occasion, aborder la nécessité de respecter la terre et pourquoi pas les inciter à créer un potager grâce à la permaculture.
Si nous obtenons une salle, nous organiserons un débat public sur Madagascar.

journée des associations
étranges visiteurs 😉

Visite des Sites Ecovillage Madagascar mai 2017

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Suite à la visite que nous avons faite de tous les sites et aux rencontres avec les différents membres d’Ecovillage Madagascar, nous vous faisons part de nos constatations et de nos projets pour 2017.

SÉCHERESSE EXCEPTIONNELLE DÉBUT 2017

Cette année, tout le pays a subi de plein fouet les conséquences du changement climatique. La saison des pluies qui s’étale normalement de novembre à avril, n’a commencé qu’au mois de février.

Des hectares de riz n’ont pas pu être plantés à temps. Cela présage une année de pénurie et de hausse des prix que la population déjà précaire subira très durement.

Toutes les cultures ont souffert et nous en voyons les traces sur tous les sites du réseau Ecovillage Madagascar.

 

Cela nous amène à nous interroger sur la gestion de l’eau dans les différents sites. Nous constatons le manque de canaux et de bassins de rétention comme le préconise la permaculture.

D’autre part, les arbres plantés qui devraient retenir les eaux de ruissellement sont encore très jeunes. Certains n’ont pas résisté à la sécheresse.

Il est à noter également qu’à Madagascar il est difficile de trouver assez de paillage pour couvrir les cultures. Les buttes en général sont peu protégées contre la sécheresse.

PERMACULTURE : UNE SOLUTION A LONG TERME

Suite à nos visites et à nos échanges avec les acteurs locaux, nous constatons que la permaculture est une solution à long terme.

 

Il faut du temps pour que les éléments permacoles mis en place agissent :

– pousse des arbres

– alimentation de la nappe phréatique

– reconstitution du sol….

Les acteurs sur les différents sites ne peuvent pas se permettre d’attendre ce lent travail de la nature. Il faut vivre et nourrir la famille. Ils se concentrent d’abord sur des potagers en butte qui peuvent fournir quelques légumes mais ils sont tributaires des aléas climatiques et du manque d’eau.

 

 

 

VISITE DES DIFFÉRENTS SITES

 

Betsizaraina

Annie et la famille de Naivo ont implanté des buttes disséminées dans le bois en contrebas des habitations.

Ces buttes ne profitent pas beaucoup du soleil et le terrain est très pentu. Pour le moment le résultat est faible.

De plus Annie n’ose pas se servir des aiguilles de pins en abondance pour pailler ses buttes. Nous lui avons parlé de l’expérience de Philip Forrer qui les utilise.

Par contre, autour des habitations la production de légumes est encourageante car Annie a investi dans une pompe à eau qui alimente la maison et le jardin.

visite du site Betsizaraina
jardin potager

 

visite du site Betsizaraina
fiers de leurs légumes

Permacantine à Betsizaraina

L’école primaire publique de Betsizaraina accueille beaucoup d’enfants défavorisés. Certains font jusqu’à 6 kilomètres à pieds pour venir à l’école. Beaucoup ne mangent pas à leur faim.

Annie a décidé d’aider à implanter une « permacantine » à l’école. C’est un projet de potager en permaculture autour de l’école pour fournir la cantine en légumes. Les techniciens d’Ecovillage Madagascar encadrent le projet. Les parents se relayent pour la mise en place du potager et pour les travaux les plus physiques. Les enfants arrosent et surveillent le jardin. Les Amis d’Ecovillage Madagascar vont financer ce projet :

– salaires des techniciens

– achat d’accessoires et graines pour le jardin

– achat d’accessoires pour la cuisine et la cantine

Nous avons rencontré les institutrices, les parents d’élèves et les enfants. Tous sont enthousiastes et nous espérons vraiment que cela débouchera sur l’installation pérenne d’une cantine dans cette école. Les institutrices ont souligné combien les résultats scolaires sont affectés par la malnutrition des enfants.

Soamahary

La sécheresse s’est fait durement sentir sur ce site. Judi se rend compte que le système de goutte à goutte qu’il avait installé n’a pas été efficace. Ce système exige un approvisionnement régulier en eau, ce qui n’a pas été le cas.

Pendant les mois de sécheresse Judi et Hanitra ont implanté des buttes de permaculture tout autour de leur habitation et cela leur a permis d’avoir assez de légumes pour la famille pendant plusieurs mois. Grâce à la solidarité familiale ils ont pu avoir également du riz.

visite du site Soamahary
vue d’ensemble du site

Judi nous a confié comment, lui qui voulait toujours partager l’abondance avec les autres, s’est senti soudain égoïste et révolté de ne pas pouvoir subvenir correctement aux besoins de sa propre famille : une prise de conscience qui secoue.

Pendant que nous étions là-bas, Judi et Hanitra ont eu un petit garçon qu’ils ont appelé Manohy, qui veut dire « nous persévérerons ». Nous admirons leur courage. La vie n’est pas facile pour tous ces jeunes qui veulent s’en sortir honnêtement.

 

 

Malaza

Christian est apiculteur. Il a déjà plusieurs arbres fruitiers sur son site et a commencé des buttes pour y planter des légumes.

La famille de paysans qui travaille avec Christian est déjà autosuffisante. Ils cultivent selon les méthodes traditionnelles malgaches et s’intéressent à la permaculture. Leur site n’a pas trop souffert du manque d’eau. Après la récolte de leur riz ils font de la pisciculture et élèvent des canards et des oies sur les rizières encore inondées. Ils ont également deux vaches, un cochon et quelques poules autour de la maison. Ils semblent gérer le tout avec beaucoup de bon sens.

visite du site Malaza
pisciculture et oies

 

Nomena

Lors de notre dernier voyage, nous avions participé à la récolte et la distillation de l’huile essentielle de Ravintsara produite par le site Nomena. Lova, propriétaire de ce site est spécialisé dans les huiles essentielles. Son site est planté principalement d’essences endémiques bio qui sont distillées sur place dans un alambique construit par Lova. Comme beaucoup dans le réseau EVM, Lova souhaite accueillir des stagiaires pour des formations aux huiles essentielles et à la permaculture. Son lieu vétuste nécessite beaucoup de travaux.

Visite du site Nomena
Les environs de Nomena

Tananaravo

Paolo est un artiste. Son rêve est de combiner la permaculture et l’art. Le potager est cultivé par des paysans musiciens. Paolo pratique également l’art de la récup qui permet de créer des objets artisanaux. Ils réparent aussi de vieux instruments de musique tandis que sa compagne s’initie au tissage ancestral. C’est un site très créatif où il fait bon vivre qu’il a baptisé « village joie » . Là aussi se pose le problème de l’eau. Un voisin a creusé un puits très profond qui affecte les ressources du site. De plus, les habitations sont construites en hauteur loin de la source et l’énergie solaire ne permet pas d’alimenter une pompe appropriée. Paolo a notamment installé des toilettes sèches avec cabine déplaçable. Une solution intéressante qui pourrait réduire le problème de vidage.

visite du site Tananaravo
Artisanat au village joie

 

Ambohimanga

C’est le site familial de Andry (qui est à l’initiative d’EVM). Un marché paysan pour vendre des légumes bio vient d’être installé le long de la nationale 3 mais il ne remplit pas encore vraiment son potentiel. Le site subit un manque d’eau chronique et la sécheresse n’a rien arrangé. La pépinière a pourtant déjà fournit les autres sites en divers plants d’arbres notamment endémiques. Andry souhaite également installer un cyber lieu pour permettre aux jeunes des alentours de s’ouvrir notamment à la permaculture et à d’autres sujets de transition.

visite de Ambohimanga
le marché bio d’Ambohimanga

 

Talata (site initial d’EVM)

Le litige concernant le terrain de ce site est toujours en cours. On ne sait pas jusqu’à quand.
Un peu isolés, Célestin et sa famille retournent plus ou moins à l’agriculture traditionnelle. C’est une solution de facilité et toute la famille en vit.

Géographiquement, Talata serait pourtant idéal pour l’implantation d’un vrai site de permaculture avec quelques familles qui en vivraient.

Plusieurs des jeunes techniciens avec qui nous avons échangé rêvent de s’y installer mais les difficultés administratives freinent tout le monde.

Judi et Hanitra, Dola et Aina, probablement Fanilo et sa famille seraient des candidats potentiels pour habiter le site.

Les trois jeunes couples ont vraiment le profil des néo-ruraux actuels qui retournent à la terre : un bon niveau d’instruction, curieux, motivés et prêts à faire des expériences innovantes.

Ils auraient bien sûr besoin d’un coup de pouce financier pour commencer avant d’atteindre l’autosuffisance.

Si le site de Talata remplit vraiment son potentiel ce serait un véritable écovillage en permacuture. Les formations pourraient s’y tenir.

Ecovillage Madagascar a besoin d’une vitrine pérenne pour asseoir sa crédibilité et convaincre le paysan malgache qui, comme tous les paysans, ne change pas facilement ses habitudes.

 

PARTENARIAT AVEC « ECHANGES NON MARCHANDS »

Nicolas Sersiron, auteur du livre « Dette et extractivisme » qui décrit bien la situation économique des pays du sud est également à l’origine de l’association « Échanges non marchands ». Son association soutien un site en permaculture à Befotaka Nord au nord ouest de Madagascar. Nicolas a visité les sites d’EVM avec nous. Dola, un des techniciens d’EVM passera quelques mois à Befotaka pour accompagner le projet permaculture du site.

Lors de son passage, Nicolas a notamment donné deux conférences sur la dette et l’extractivisme à l’Université et à l’Institut d’Etudes Politiques de Tananarive.

De tels sujets sont rarement abordés à Mada. Le public étudiant à réagi avec beaucoup d’intérêt.

 

 

PROJETS DES AMIS D’ECOVILLAGE MADAGASCAR EN 2017

Les voyages à Mada sont toujours porteurs d’espoir lorsqu’on voit tout le potentiel qui existe et en même temps décourageants face aux difficultés et à l’ampleur de la tâche.

Cette année, nous allons soutenir le projet de permacantine à Betsizaraina. Les enfants comptent sur nous. Leur cantine doit commencer à fonctionner à partir de la rentrée prochaine. Nous ne pouvons pas rater ce rendez-vous.

Ce projet a plusieurs avantages :

– à Betsizaraina, il permettra aux parents de s’initier à la permaculture et de collaborer dans un projet collectif en faveur des enfants. Ces derniers initiés à ces méthodes très tôt motiveront leurs parents.

– chez nous, ce projet présenté aux écoles ouvrira les élèves à un monde différent et les interrogera sur les questions essentielles de la vie tout en leur faisant découvrir la permaculture.

Pour appuyer ce projet nous essayons d’être plus visibles sur l’Agglomération de Cergy-Pontoise cette année. Nous serons présents sur le forum des Associations à Cergy. Nous souhaitons également organiser quelques conférences sur le sujet avec un petit film et des photos à l’appui.

Enfin nous recherchons un jumelage entre une école primaire de l’Agglomération et l’école de Betsizaraina. Toute aide est la bienvenue…..

Nous comptons vraiment sur vous pour mener à bien ce beau projet porteur d’espoir et tourné vers l’avenir !

Ecovillage Madagascar effectue une formation sur le terrain à Belazao

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Formateur de Ecovillage Madagascar
Formation théorique à la permaculture

 

Formation sur le terrain effectuée par Ecovillage Madagascar
Constitution d’une Butte

Dans le cadre de leur partenariat avec les élèves ingénieurs de l’Ecole des Mines de Paris, deux membres de l’association Agriculture et Développement Durable à Madagascar sont venus suivre une première formation sur le terrain à la permaculture avec 4 familles de Belazao au sud de Tananarive, les 12 et 13 décembre 2016. La permaculture étant le moyen de parvenir rapidement à une auto suffisance alimentaire.
Formation sur le terrain

Après une visite du terrain le jour de leur arrivée, deux formateurs, envoyés par Ecovillage Madagascar et financés par Les Amis d’Ecovillage Madagascar ont dispensé, durant 2 jours, devant quatre familles assidues, de précieuses informations sur :

  • ​les types de cultures adaptées au terrain et les associations bénéfiques
  • la mise en oeuvre d’une pépinière
  • la gestion des déchets, le démarrage et l’entretien d’un compost

La théorie a ensuite été par une formation sur le terrain avec travaux pratiques.
Ambiance chaleureuse mais aussi très studieuse. Un grand merci à tous pour leur participation active et en particulier aux  formateurs qui se sont engagés à suivre l’évolution de ce projet.

Formation sur le terrain

Mercie à Johanna pour ce reportage.

 

Ecovillage Madagascar formation du 28, 29 Septembre 2015

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Deux jours de formation sur l’éco-site Soamonina, Ambohimanga.

Les deux journées de formation pratique en Permaculture se sont déroulées avec beaucoup d’enthousiasme et pas mal de découvertes surprises les 28 et 29 Septembre 2015 à l’éco-site Soamonina, Ambohimanga.

D’abord au niveau de la participation: pour une formation pratique sur un site de 1400m², il y a eu la participation d’environ 25 personnes dont plusieurs paysans.

Des associations telles que Mamelasoa ont gracieusement sponsorisés leurs membres pour bénéficier de cette formation pratique. Les fondateurs de l’Ecovillage Tsaratanana ont également participés à cette rencontre très technique et pratique qui a permis d’échanger différentes approches et connaissances.

Le déroulement de la formation a été assez mouvementé et adaptif compte tenu du nombre de packages qui étaient programmés dans la formation et le nombre relativement élevé de participants.

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Le groupe de formation

Ainsi des groupes ont été formés pour permettre à tous de comprendre avec détail les différents packages.
De la préparation des substrats pour le semis jusqu’au système de récolte intelligent en passant par la création des buttes, des compostières, des germoirs, les serres, l’irrigation goutte à goutte … tout a été survolé durant les 2 journées de la formation.

pratique
Les ateliers pratiques

Il va de soit que les 2 journées n’ont pas suffis pour approfondir et finaliser tout. Mais tout au moins, les participants ont eu idée des quelques techniques intelligentes utilisées en Permaculture et surtout du pourquoi de leur mise en application afin d’améliorer la qualité et la durabilité des systèmes de production.

Plusieurs techniques utilisées en Permaculture ont été transmises aux participants de la formation du 28, 29 Septembre.

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Fabrication d’un tamis

Le tamis est un outil indispensable pour la préparation des substrats pour les semis et les germoirs.

serre
Fabrication d’une serre

La serre est un autre dispositif important dans un site permacultural surtout en hiver. Ici, un groupe de travail discute comment assurer la durabilité et l’étanchéité de la petite serre

preparation-substrat
préparation du substrat

Préparation de la terre (substrat) utilisée pour les semis et pour les germoirs. De petits détails qui améliorent sensiblement la levée et la qualité des semis

germoir
germoirs

L’utilisation des germoirs comme transit temporaire des plantes est stratégique en Permaculture

planning-semis
Planification des semis

Programmation et organisation des semis pour assurer une Perma – culture (culture continue et permanente)

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Préparation d’une butte

La préparation des buttes de culture, terre surélevées couvrant des matériaux assurant la fertilité du sol durant plusieurs années.

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ombrière

L’ombrière est essentielle pour protéger les plantules entre leur phase de germination et leur repiquage

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compostière

La fabrication de la compostière pour assurer la production du composte tout au long de l’année.

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Transplantation des végétaux

Repiquage des plantules dans les buttes

 

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spirale d’herbes aromatiques

Simulation de la fabrication d’une spirale d’herbe.

 

 

 

 

 

 

Nouveau site d’un stagiaire en permaculture

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Jacques Rajaofera a suivi une formation sur le site de Talata et a décidé d’appliquer les principes de la permaculture sur son terrain  de mille m²« Soamanina » à Ambohimanga.

Voici son projet :
-Montrer aux paysans qu’il y a d’autres façons de faire de l’agriculture pour améliorer l’autosuffisance alimentaire

-Démontrer l’intérêt de développer et  vulgariser la permaculture dans le contexte environnemental actuel à Madagascar (Ecoles, universités, Ingénieurs et  techniciens,  environnementalistes, autorités administratives et politiques…)
-Apporter des éléments de solution aux problèmes touchant, la biodiversité et l’écosystème, la socio économie et l’homme en général.

Les Amis d’Ecovillage Madagascar ont financé les travaux de gestion de l’eau : creusement d’un puits et des canaux de rétention d’eau

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Puits avec pompe

Jacques a fait creusé un puits de 8m environ qui permettra d’arroser les cultures en goutte à goutte

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Réalisation de buttes protégées du soleil par du mulch

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Utilisation du goutte à goutte apporté par les amis d’écovillage Madagascar

 

 

 

 

 

Ecovillage Talata fin août 2015

Classé dans : Ecovillage madagascar | 0
Gestion de l’eau durant la saisons sèche à l’écovillage.

Grace à la bonne gestion de l’eau, les cultures sont encore vertes.

Les arbres plantés l’année dernière résistent à la sécheresse et commencent à se développer.
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les petits poids au potager

Les légumes poussent bien

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Plate bande de choux

Les choux sont assez impressionnants.

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Choux et haricots-verts
– une partie des plates bandes
est mulché pour mieux conserver
l’humidité et protéger les concombres.
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couverture de protection (mulch)

La pépinière sous serre fonctionne bien avec les jeunes pousses de laitue …

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pépinière sous serre

Les petits pois sont plantés dans les rizières. Ils profitent de la décomposition des pieds de riz après la culture et rendrons à la terre toute l’énergie captée durant la saison sèche. La biomasse restante après la récolte sera enfuie avec le fumier de zébu pour préparer la terre à la prochaine récolte de riz.

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– 80% des surfaces sont couvertes de petits pois dont 70% sont déjà presque murs et à récolter dans les mois qui suivent. l’autre 30% sera sûrement récoltée avant la fin de l’année.

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Petits poids plantés dans les rizières

L’eau des piscines baisse mais elle reste à un niveau raisonnable.

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réserve d’eau
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Zozoro (papyrus)

Conclusion : On peut déjà observer l’évolution des cultures par rapport à l’an dernier et se réjouir de voir les effets de la permaculture. Les tranchées (swales) creusées en amont sur les pentes ont favorisé la rétention de l’eau et alimenté les sources. La protection de la terre par du mulch conserve l’humidité et permet de cultiver des légumes gourmands en eau tel que le comcombre. Les nombreux arbres plantés transformeront complètement le paysage dans quelques années.

 

Mes motivations

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Arrivé à la retraite, libéré de l’emprise du travail, mes motivations ont changé. j’ai découvert qu’il y avait une vie locale vraiment active.
Dans le milieu associatif j’ai rencontré des gens qui voulaient faire bouger les choses.
La vie est faite de rencontres qui peuvent vous transformer si vous êtes attentifs.

Je suis allé voir le film de Pierre Rabhi « au nom de la terre »
Ce petit bonhomme (un grand homme) a transformé ma vision de l’action.
Très pessimiste, j’étais persuadé qu’on ne pouvait rien changer au Système.
Convaincu que le rapport de force entre les sociétés opprimées et les multinationales qui ont acheté le monde était irréversible.
Mais j’ai compris qu’il n’est pas possible d’aller contre le bon sens s’il est bien partagé. J’ai compris que ce petit pour-cent de l’humanité, qui règnent sur le monde et qui le détruit tout sans vergogne, trouve en face de lui des milliards d’individus qui sont de plus en plus informés et conscients.
J’ai compris, qu’on peut faire à côté de ce système. Faire sa part de Colibri comme dit Pierre Rabhi
J’ai compris qu’avec l’internet, les gens se parlent, les idées fusent.
On peut sortir de cet état fragmenté dans lequel le Système nous a conditionnés afin de gouverner.
J’ai réalisé que les petits avantages qui sont distribuées aux uns et aux autres ne sont donnés que pour les diviser et les avilir.
La France est faite de niches corporatistes dans laquelle chacun défend ses acquis au détriment de l’intérêt général.
Les miettes distribuées ne sont que des oboles jetées à des esclaves au service du Système. Le même Système existe dans le monde du travail, dans l’Administration, dans le monde politique et dans tous les pays.
Nous sommes tous des pions.
Ce système est enseigné à l’école dès la plus tendre enfance, on nous demande d’être les meilleurs. La ségrégation commence là. Il y a beaucoup d’exclus qui seront plus exploités que les autres. Les élites qui sortent des grandes écoles sont formatées comme les autres. Grisés par un certains pouvoir, ils gèrent les intérêts de l’argent. Ils reçoivent une petite part du gâteau mais sont encore plus tributaires du Système. Tout écart leur est fatal qu’ils soient chefs d’entreprises, hauts fonctionnaires ou hommes politiques. Ce sont aussi des pions au service de l’argent.
Nous devons rétablir les vraies richesses de l’homme qui sont : l’humanité, le respect, la dignité, la solidarité, la confiance, le savoir vivre et faire ensemble, l’amour …
Mais nous avons aussi de grands réalisateurs, et de grandes chaînes : ARTE, la cinq, la chaine parlementaire, France Culture, Mediapart, etc. qui nous informent.
Il y a beaucoup d’associations qui informent, s’indignent et lancent des pétitions comme Avaaz.org, change.org,
Les sujets importants sont abordés sur la destruction de la nature, de la santé, de la liberté, etc.
La plupart des grands média cherchent l’Audimat et nous bassinent d’informations à sensations vides de sens.
Nous avons encore le droit de nous exprimer. Nous avons aussi le devoir de diffuser ce que nous comprenons.
Nous devons réagir vite pour que notre génération ne soit pas la dernière sur cette terre.
Pour cela, il suffit de communiquer les vraies valeurs, de partager, de tisser du lien.
Une deuxième rencontre a fait basculer ma vie. J’ai découvert Michelle et son incroyable optimisme, sa bienveillance et son amour pour la vie. Elle a apporté ce projet magnifique de l’Ecovillage Madagascar qui me permet de mettre en pratique tous mes fantasmes.
Il est facile d’agir dans ce pays certes pillé et exploité plus que d’autres. Mais il n’est pas détruit et les gens sont si courageux. Le niveau de vie est tombé si bas qu’un euros investi là-bas équivaut à deux cent ici.
Avec deux euros par jour, un Malgache fait vivre dix personnes. Un arbre planté là-bas pousse bien plus vite qu’ici.
La terre n’est pas encore détruite par la chimie comme ici.
Un petit investissement sur l’avenir (qui ne peut pas être réalisé par des personnes en situation de survie), l’apport de technique comme la permacultures qui n’est qu’une remise à jour des techniques ancestrales oubliées, sont les meilleurs atouts pour luter contre la pauvreté.
Le retour à la terre et à l’autosuffisance alimentaire sont des solutions pour aller à l’encontre de notre Système
Je crois aussi à l’effet papillon : tout action réalisée là-bas a des répercutions ici.
Quand notre Système s’effondrera (ce qui peut arriver très vite), il nous faudra d’autres références et tous ces pays qui ont su vivre dans la sobriété seront la référence.
Chaque jour qui passe est une nouvelle rencontre, la découverte de ces gens du monde entier qui agissent pour la même cause :
Sauver la planète de l’avidité humaine.
Guy LORTHIOIS

Pourquoi ai-je créé l’association « LES AMIS D’ÉCOVILLAGE MADAGASCAR » ?

Classé dans : Inspiration | 1

J’ai mal de voir mon pays et mon peuple dans l’état où il est aujourd’hui. Je ne reconnais pas le pays dans lequel j’ai grandi. Cela fait une cinquantaine d’années que la situation globale de Madagascar empire d’année en année. Tous ceux qui ont l’intérêt de ce pays à cœur reconnaissent leur impuissance.

Comme dans tous les pays, il y a toujours eu des pauvres à Madagascar. Mais la pauvreté n’est pas la misère. Manger par terre, ne pas avoir d’eau courante ni électricité, vivre dans une maison en torchis ou en feuilles tressées, marcher pieds nus, n’avoir que le strict nécessaire ne sont pas la misère.

La vrai misère est celle d’avoir perdu son âme, d’avoir perdu ses valeurs ancestrales et d’être ballotté par des événements dont vous n’êtes pas maître et dont vous ne savez pas comment sortir.

Mes plus beaux souvenirs d’enfance me ramènent dans la campagne malgache où je passais toutes mes vacances chez ma grand-mère. La vie y était simple et frugale mais ma grand-mère possédait de grandes richesses. Elle connaissaient et cueillait les plantes pour soulager et guérir. Elle savait exactement quand et où planter ses graines pour avoir un jardin magnifique dont nous nous régalions. Elle savait vivre avec ce que la nature lui offrait et elle savait le partager avec les autres. Elle aidait les femmes accoucher et conseillait les mamans après avoir elle-même élevé seule 9 enfants suite au décès précoce de son mari. Dans ma famille, nous en parlons toujours avec grand respect et reconnaissance.

Aujourd’hui nous sommes témoins d’une pauvreté qui réduit les gens à l’esclavage. Toute une classe de la société malgache souffre de la faim et n’a accès ni à un logement décent ni aux soins rudimentaires surtout dans les grandes villes où les gens viennent s’entasser dans les bidons-villes. Le plus douloureux est de voir l’énergie du désespoir que déploient ces gens pour vivre d’expédients en sachant très bien que quoi qu’ils fassent ils ne s’en sortent pas.

Nous sommes également témoin d’un écart de plus en plus important entre les plus riches et les plus pauvres. La classe moyenne dont ma famille faisait partie a pratiquement disparu. Actuellement, d’un côté les uns se barricadent dans des propriétés sécurisées et de l’autre les enfants jouent dans les égouts et ramassent de quoi manger sur les décharges. Ces différences engendrent la convoitise, la violence et une méfiance réciproque chez un peuple de nature très pacifique.

Vivant à l’étranger, je suis également révoltée par les caricatures faciles que l’on entend sur la situation dans ces pays dits « en voie de développement » : ces gens là ne se bougent pas trop…. ils ne font rien pour s’en sortir….. si ils en sont là, ils y sont quand même pour quelque chose… ils n’ont qu’à faire moins d’enfants…..

Je me suis longtemps demandée comment nous en sommes arrivés là.

Ce n’est que récemment que je comprends à travers mes lectures et sources d’information que :
la pauvreté et la faim dans le monde sont orchestrées de façon globale par la spéculation sur les denrées alimentaires
les pays pauvres s’acquittent depuis des années d’une dette indue envers les pays riches et sont poussés à s’endetter encore plus pour survivre via des organismes tels le FMI et la Banque Mondiale
les dirigeants des pays pauvres doivent se plier à des injonctions extérieures et n’ont pas pouvoir de décision pour les questions les plus importantes. Quelques dirigeants courageux et honnêtes qui ont voulu changer les choses ne sont pas restés longtemps au pouvoir, plusieurs y ont laissé leur vie
l’agriculture traditionnelle des pays pauvres a été détruite afin d’introduire les monocultures destinées aux exportations peu rentables vers les pays riches
les richesses minières et naturelles des pays pauvres sont pillées par des multinationales puissantes et incontrôlées
les pays pauvres servent de dumping aux surplus agricoles subventionnés venant des pays riches et sont un marché juteux pour les biens de consommation de mauvaise qualité dont les autres ne veulent pas
les savoir-faire et savoir-être ancestraux sont balayés par une sous-culture venue d’ailleurs sous forme de films et de vidéos très facilement disponibles et qui abreuvent des milliers de jeunes sans repères…….

De nature optimiste je veux pourtant regarder ce qui fait encore la force de mon pays. J’ai confiance dans ce peuple et dans la nature généreuse qui recouvre notre île. J’essaie de m’informer sur les causes du désastre qui nous frappe et j’ai le devoir d’informer les autres sur ce que je comprends. Je souhaite relayer et soutenir tout ce qui peut redonner espoir et rendre la dignité à quelques uns. Je suis convaincue que les bases de reconstruction doivent venir des Malgaches eux-mêmes et d’une prise de conscience générale. De plus en plus de personnes se rendent compte que notre monde tel qu’il est aujourd’hui n’est plus viable. Des voix s’élèvent pour dénoncer et surtout des énergies s’unissent pour faire autrement dans plusieurs pays. Je suis convaincue que nous pouvons faire ensemble à notre échelle et selon nos moyens, en changeant d’abord nos pensées et notre façon d’être afin que ce changement gagne nos peuples et nos pays respectifs.
Ce changement est possible…. il a commencé dans nos cœurs…….

Michelle Champion

Un des premiers sites démarré par un élève de l’Ecovillage Madagascar

Classé dans : Non classé | 1

Christian FILIBERTO s’est lancé dans l’aventure et nous a communiqué son parcours :

Préambule

Quand je suis arrivé à Madagascar, j’ai passé trois semaines dans le Sud à Tuléar puis trois mois dans une famille dont le père est militaire.

Dans ce logement de fonction, il y a l’eau au robinet, douche et toilettes à l’intérieur et l’électricité.

Puis, en quête d’indépendance et d’autonomie, mon épouse et moi, avons déménagé 2 fois en 9 mois

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pour nous poser à Andavadompy, chercher et enfin trouver un terrain de 80 ares à Fiakarana qui deviendra le lieu du projet MADA GASY BIO et j’espère que d’autres lieux suivront.

Je découvre ce que mes parents et grands-parents ont connu et ce que vit au quotidien la grande majorité des malgaches, c’est-à-dire puiser l’eau au puits, avoir la douche et les toilettes à l’extérieur, s’éclairer à la bougie ou à la lampe à pétrole et préparer les repas sur le réchaud à charbon de bois.

 

Une « vie spartiate » pourrait dire certaine personne.

 

Mais je m’habitue à cette simplicité et authenticité.

Chapitre 1

Le terrain se trouve à 45 minutes à pieds du lieu d’habitation. Je m’y rends 5 à 6 fois par semaine avec 1 ou 2 manœuvres qui m’aident beaucoup.

C’est un havre de paix où cohabitent le calme, la tranquillité et la beauté de la Nature. J’y puise la sérénité.

Le 1er coup de pioche a été donné le 8 février 2015.

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Dans un premier temps, nous, avec Claude et Dolin, avons creusé 2 tranchées de 38,60 m et 44,50 m, largeur de 0,50 m et hauteur de 0,80 m et 1 m. Ces tranchées parallèles à la pente retiendront l’eau pendant la saison des pluies (d’octobre à mars). Cette eau s’infiltrant petit à petit dans le sol, alimentera la source au-dessus de laquelle sera creusé le puits.

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Christian FILIBERTO

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Le 25/02 une forte pluie a rempli la 1ère tranchée qui s’est déversée dans la 2ème. L’eau s’est infiltrée dans le sol jusqu’au 27.

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Sur les buttes de terre d’extraction, j’ai semé des haricots et des pois et replanté des consoudes. Ils retiennent l’azote de l’air et le stockent dans le sol. Ces oléagineux permettront la plantation des fruitiers qui puiseront l’azote du sol.

 

Ces graines ont été semées avec un apport de crottin de bœufs, ramassé dans les champs, puis paillées à la saison sèche (avril à septembre) pour préserver l’humidité des arrosages hebdomadaires.

 

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Chapitre 2

Dans le projet MADA GASY BIO est inscrit l’élevage. Un des premiers sera celui des canards et des oies. Ces palmipèdes ont besoin de s’ébrouer.

La mare aux canards fait 7m de diamètre et une profondeur de 0,70 à 1,50m, avec en son centre un îlet de 2m de diamètre où les canards pourront plonger, se reposer et se faire sécher au soleil. Nous l’avons creusé en 3 jours.

 

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Chapitre 3

Pour alimenter en eau cette mare, j’ai fait creuser une tranchée qui descend en biais sur la pente du terrain. Elle fait 15 m de long, 0,50 m de large et 0,80 m de profondeur.

 

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Chapitre 4

Les semis et plantations se font en suivant le calendrier lunaire qui a fait ses preuves autant dans l’hémisphère Nord que Sud.

En lune montante, je sème, greffe, je récolte les fruits, les légumes fruits et les légumes feuilles.

En lune descendante, je tonds, plante, bouture, je récolte les légumes à racines, je travaille la terre, je taille les arbres et les plantes.

Je suis aussi les jours favorables aux racines (ail, betterave, carotte, céleri rave, échalote, endive, navet, oignon, pomme de terre, radis, salsifis, manioc, tarot, patate douce, igname…) ;

 

 

favorables aux fruits et graines (noisette, châtaigne, tomate, pois, aubergine, concombre, courge, fève, fraise, framboise, haricot, melon, piment, potimarron, courgette, arbres fruitiers…) ; favorables aux fleurs (artichaut, brocoli, chou-fleur, fleurs, arbres, arbustes, buissons, aromatiques à fleurs…) ; favorables aux feuilles (gazon, arbustes, haies sans fleur, persil, salade, choux, céleri branche, épinard, oseille, aromatiques à feuillage…).

Dans ce calendrier, pendant l’apogée ; le périgée et les nœuds lunaires, il est conseillé de ne pas jardiner. C’est le repos du jardinier.

 

 

Calendrier lunaire du mois de juin 2015

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Chapitre 5

Les « vazah » (étrangers) ou les malgaches de la classe moyenne ou supérieure délimitent leur propriété par des murs en briques, recouverts ou pas par du mortier. Je trouve que ces clôtures sont inesthétiques et gâchent la beauté des paysages de la campagne.

En conséquence, j’ai décidé de faire une haie vive autour du terrain. Cette clôture naturelle sera composée d’épineux et d’acacia. C’est par section de 15 à 30 m de long, 0,40 de large et 0,40 m de profondeur que Stéphane et moi avons prolongé chaque jour sur les ¾ du périmètre du terrain.

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La saison sèche rend la terre très dure ce qui ralentit la progression du creusement des tranchées.

Le 19 juin 2015, j’ai planté 344 boutures d’épineux (lune descendante et jour feuille) en épandant des sabots de bœufs concassés au fond de la tranchée, puis une couche de paille, une de terre, du crottin de bœuf, de la terre, de la paille et de nouveau du crottin à la fin de la plantation. Les boutures sont espacées de 15 cm.

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Chapitre 6

Avant de commencer les travaux de construction, le plus important est l’eau.

La veille du début des travaux, le puisatier est venu repérer l’emplacement du puits. Il nous a assuré qu’une source souterraine permettra d’avoir de l’eau jusqu’au cou durant toute l’année.

Le 1er jour, en notre présence, il a présenté son travail aux ancêtres disparus et versé un peu de rhum à l’emplacement du futur puits. Il a bu le reste avec son manœuvre.

En trois jours, le puits était creusé. 600 briques cuites « vila » ont été posées au fond et scellées sur la partie supérieure avec de la terre mélangée à de l’eau, en guise de mortier, comme c’est la tradition ici pour la construction des murs et des bâtiments. Un enduit au mortier a été fait sur la partie émergente du puits et une trappe a été installée et cadenassée.

 

 

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Puis Stéphane et moi avons fait la finition en plaçant 500 briques qui joignent la partie du bas à celle du haut.

Ensuite, nous l’avons vidé, curé et déposé une couche de charbon de bois, une de gravillon et enfin, une de sable pour filtrer l’eau afin de pouvoir la boire. Le puits a 6m de profondeur et 1 m de diamètre.

La prochaine étape sera la construction d’une case autour du puits.
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Travail de finition avec la pose de 500 briques pour joindre la partie basse à celle du haut

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Enfin, la sortie à l’air libre !

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Depuis que je pratique l’agriculture bio, je mélange avec le crottin et le compost de la corne (corne et ongle de bovidé, ovidé).

Elle nourrit la terre pendant 30 ans.

Renseignements pris, j’ai trouvé sur le marché des sabots de bœufs.

Après avoir été exposés au soleil pendant deux jours pour les sécher, ils sont concassés en petits morceaux.

On ne trouve pas de cornes sur le marché car elles sont utilisées pour l’art malgache qui les transforme en bijoux ou en objets de décoration.

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Le ciseau à bois et le marteau sont les outils pour réduire en morceau les sabots très durs

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L’écovillage en mars 2015

Classé dans : Ecovillage madagascar | 0

C’est la fin de la saison des pluies

Tout a bien poussé ici

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Paysage de verdure
rizicult
La rizière
riziculture
La rizière

L’unité 1

Mise en place il y a maintenant deux ans à peine, les récoltes permettent à la petite famille d’en vivre. La terre donnera son plein rendement l’année prochaine.

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Cochons d’inde
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Les haricots de Célestin
celine
Céline au potager
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Céline et ses enfants
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Le citronier
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Culture des patates

L’unité 5

Les terrasses de cette unité ont été creusées en novembre 2014. Les cultures et plantations actuelles sont faites pour enrichir la terre. Il faudra attendre encore un peu les premières récoltes.

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Agro-foresterie : plantation des légumineuses (arachides)

 

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Agro-foresterie : plantation des légumineuses (arachides)

 

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Les arbres : frêne

 

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Arbres : liquidambar

 

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Les premières plantation de la parcelle

 

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Arbre : liquidambar avec des arachides

 

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Arbre : dodonea avec poinsettia

 

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La verdure de l’unité 5

 

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Arbre : polownia

 

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Arbre : sesbania

 

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Légumineuse : tefrozia

 

 

 

Formation à l’écovillage Madagascar

Classé dans : Ecovillage madagascar | 0

Une formation échange

sur des techniques en permaculture et des bonnes pratiques pour améliorer durablement l’environnement et la vie des populations en milieu rural a été organisée avec Ecovillage Madagascar et Artelia du 29 au 30 Janvier 2015 au site d’Ecovillage à Talatavolonondry.

La Végétation a bien poussée depuis notre passage.

formation sur les plantes et les associations de culture
Les plantes et les associations de culture

 

Formation : Le compostage
Le compostage

 

formation : Les plantes de couverture (l’arachis)
Les plantes de couverture

Elles permettent de protéger le sol

Quelques sujets abordés

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Fomation Le lombricompost
Le lombricompost

 

formation : La spirale aromatique en permaculture
Les plantes aromatiques
formation: gestion de l'eau
Bassin de rétention d’eau

Le bassin de rétention d’eau creusé au mois de Novembre 2014 est situé dans les hauteurs du site d’Ecovillage. Il commence à retenir l’eau même après plusieurs jours de cessation de la pluie.

Formation : La serre et le germoir
La serre et le germoir

Ce petit abris permet de protéger les plantes fragiles du soleil et de la pluie. Les éléments peuvent être violants dans ce pays

formation : Les unités en permaculture
Les unités en permaculture

Le design et la définition des zones sont essentiels dans l’approche de la permaculture.

  

Présentation au SEL de Cergy-Pontoise

Classé dans : Nos Actions | 1

Première Présentation de l’association

Le mardi 6 janvier, nous avons présenté l’association des Amis d’Ecovillage Madagascar au SEL de Cergy-Pontoise

Plus de 60 personnes étaient présentes.

 

Il y avait une très bonne ambiance et beaucoup d’attention. La présentation a commencé par un exposé sur la situation à Madagascar et s’est poursuivie par l’explication de la démarche d’Ecovillage Madagascar avec projection de nos photos de voyage.

Nous avons recueilli nos premières adhésions

 

Le SEL de Cergy-Pontoise est un réseau important de plus de 200 personnes qui tisse du lien social et qui ouvre l’esprit à toutes sortes de sujets qui peuvent nous élever. Dans cette association, on partage un repas tous les premiers mardis du mois. C’est un moment privilégié pour se rencontrer.

Préparation d'exposé
Préparation de l’exposé
Présentation de la présidente
Présentation par la présidente